Et on est déjà fin décembre...
La vie se passe, trop vite. De plus en plus vite. On attend tous le jour où elle arrêtera son interminable chemin. "L'impossible tas". L'envie d'écrire survient brusquement, le besoin de parler de ce qu'on ressent. Ca sera peut-être pas lu. Probablement pas. Qui sait ? Personne. On s'en fout, après tout.
J'voudrais dire à ma classe que j'aime me retrouver chaque jour avec eux, qu'ensemble on forme un formidable groupe, un noyau. Qu'ils me manqueront tous et surtout, toutes, à la fin de l'année.
L'avenir me fait peur.
J'suis pas la plus belle ou la plus intelligente. Je veux pas être remarquée. Je veux pas qu'on me voie comme quelqu'un que je ne suis pas.
A la fin de l'année ça sera le bac. "L'épreuve fatidique" qui ne vaut plus un clou de nos jours.
Où va-t-on ? Aucune idée. Dans le mur, peut-être. Probablement. Comme tous les autres.
On s'en va tous un jour. Et au final, qu'a-t-on fait ? Rien.
On passe son temps à construire sa vie, à faire des projets et à organiser son futur, si bien qu'on en oublie le présent. On oublie trop souvent que ce qui est passé a fuit, que le futur est absent, mais que le présent est à nous. Et on en profite pas assez.
Peu importe le futur. Ne regarde le passé que lorsque tu ne sais plus où tu vas et d'où tu viens. Vis le présent.
Et l'envie d'écrire s'en va brusquement.